L'urne
Du temps que je n'étais qu'une argile informe, dans la colline, sous les ruisseaux, la main du potier me tira de ma nuit d'érèbe pour me faire contempler la lumière dorée du soleil - maintenant, je suis une urne aux flancs bruns et luisants, et l'on peut me confier les olives, l'huile, la pourpre, les parfums, et la cendre divine des morts.